Pantagruel

Pantagruel

Pantagruel était dans une vieille légende un petit démon marin qui répand la soif, Rabelais en fait un géant bienveillant.

Reprenant la structure du roman populaire médiéval, Alcofribas, le narrateur des faits et prouesses épouvantables de Pantagruel, conte sa petite enfance; puis son éducation à travers la France où son père l’envoie profiter de l’éducation humaniste; sa rencontre avec son alter ego Panurge; ses exploits intellectuels; ses faits d’armes contre les Dipsodes qui ont envahi l’Utopie, son pays natal; et sa victoire sur le roi Anarche, les trois cent géants et le monstrueux Loup-Garou.

C’est à un carnaval de la langue que nous convie Rabelais. La dynamique carnavalesque fait cohabiter les contraires, inverse les valeurs dans un joyeux chaos. L’écriture rabelaisienne fonctionne sur ce mélange: des époques, des références, du savant et du populaire, du bas et du haut corporel. Il s’agit de tout renverser pour mieux comprendre le monde à l’endroit, de tout anéantir pour mieux renaître.

Texte original François Rabelais
Mise en scène et adaptation Laureline Collavizza
Avec Nicolas Audouze, Jade Collet, Gregory Ghezzi, Agathe Herry, Olivier Martial, Fabien Martin
Lumière Camille Flavignard
Marionnette Alexandre Vincent
Costumes Florence Kukucka
Vidéo Arthur Lefol, Eléonore Tuvache
Masque et graphisme Simon Détraz
Collaboration à la dramaturgie David Guilet, Arthur Navellou
Production Brouha art
Partenariats et soutiens ACV, Paris Jeunes Talents, Mairie de Paris, Crous de Versailles, CSE de l’Université Paris Ouest Nanterre, Coréalisation Théâtre des Halles, La loge

Teaser de Pantagruel

Teaser Arthur Lefol

Photos

Photos Yann Kukucka

Presse

« Et si l’oeuvre de Rabelais n’était autre qu’un grand festin, auquel seraient conviés petits et grands ? A peine installés, les spectateurs se retrouvent à table avec des géants. Le vin et la nourriture abondent et chaque bouchée de pain équivaut à une dizaine de perdrix, ou autre pesant délice. L’occasion de célébrer la vie, ses plaisirs, ses excès, sous une musique entraînante. (…) Le tout sous l’égide du narrateur Alcofribas qui, tel un prestidigitateur, fait apparaître sous nos yeux quelques passages de la fabuleuse existence de Pantagruel et la place sous le signe de l’onirisme. Car le monde des géants invite aussi à rêver. Surtout celui imaginé par Laureline Collavizza, où règnent jeux de lumières, ombres chinoises, figurines et tours de magie.  (…)Une mise en scène qui éveille la créativité du public et rend hommage à l’inventivité de Rabelais qui, depuis 1536, nous incite à pourfendre les codes de la société dans la joie et la bonne humeur. » Marie-Pia Rieublanc – EVENE